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samedi 4 juin 2011

ASSASSINS



J’accuse !

J’accuse le gouvernement sénégalais de favoriser l’intérêt d’individus ou de groupe d’individus au dépend de l'intérêt suprême de la nation, au dépend de la vie de ses fils.
J’accuse le président de la république, gardien de la constitution, de ne pas faire tout ce qui est en son pouvoir pour que des  crimes perpétués sur d’innocents jeunes sénégalais soient punis au regard de la loi.
J’accuse le ministre Alioune Sow d’avoir effectué le découpage administratif de la localité de Sangalkam ainsi que celles de Sébikotane et de Mbane contre le gré des populations.
Ces découpages n’étant faits qu’a des fins électoralistes car on ne découpe que les communes où la mouvance présidentielle a perdue.
J’accuse le ministre de l'intérieur d’être à  la solde d'intérêt partisan visant à priver aux jeunes sénégalais leur droit suprême de vote lors des prochaines élections. Tellement de barrières sont mis visant à les décourager de s’inscrire sur les listes électorales.
Voila deux choses s’opposent donc, d’un coté le peuple sénégalais souffrant, réclamant ses droits et demandant à l’Etat de respecter devoirs et obligations envers lui; d’autre part ce gouvernement incompétent et injuste qui fait la sourdine face aux cris de ce peuple, qui refuse d’entendre que ce dernier ne veut plus de lui, qui ASSASSINE sa jeunesse.

Sénégalais, où vas ce pays?
Quand les gens n'hésitent plus à donner leur vie pour que leur voix soit entendu; je pense aux jeunes qui se sont immolés devant les grilles du palais de la république, quand toutes les limites sont franchies, quand le face à face devient inévitable, où vas ce pays?
Quand les forces de l’ordre deviennent forces de la répression contre ceux qui réclament droits et justice, quand ces derniers TUENT de façon gratuite pour crier ensuite lâchement à la légitime défense. Expliquez moi où se trouve la légitime défense quand un gendarme entrainé prend en joue une jeune désarmé, lui vise la tête et l’abat froidement d’une balle dans la tête. Plus malheureux encore les supérieures de ce dernier cautionne et couvre ce commandant meurtrier.
C’est comme si au Sénégal la vie d’une personne ne valait rien. Combien de crime impunie avons nous vu durant cette dernière décennie? Les étudiants pleurent encore la mort de Bala Gaye. Qui a commandité le meurtre de maître Seye? Qui est responsable dans l’accident du bateau le Djola?
Malick Ba est mort qui sera le prochain?
Et la justice dans tout ca? Elle est aveugle et ne voit rien dans le noir.

Papa Ousmane NGOM

mercredi 9 mars 2011

Sénégal mon pays, Mon premier soucis


Excusez mon verbe car je fais sortir ces mots dans la mélancolie, une mélancolie qui me met hors de moi ! À quoi bon élire des dirigeants, censés nous gouverner, quand ces derniers sont complètement insensibles aux souffrances qu'endurent les populations, au point qu'ils ne cherchent même plus à trouver des solutions aux problèmes que rencontrent les sénégalais. Cette réalité totalement illégale est connue, vécue, voir même acceptée par nous qui les avons élus. Le peuple ne dirige plus rien, il subit le dictât des dirigeants vidés d'humanisme.

C'est comme cela que nous subissons la pression et l'injustice de ceux à qui nous avons fait confiance, ceux là que nous avons confier les destinés de notre pays. C'est devenu finalement désastreux et insupportable. Je me sens de plus en plus mal dans ma peau en tant que citoyen.

Je viens d'entendre une insulte qui me touche au plus haut point. La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé. J'emprunte cette phrase à Sidney Lumet pour crier ici mon désarroi et ma surprise face à l'attitude de certains de nos dirigeants.

Notre premier ministre censé incarner la vision politique de notre nation, celui qui dirige le gouvernement chargé de mener à bien les destinés de ce pays viens de me mettre un poignard au cœur!

Il a osé! Oui il a osé.

Souleymane Ndéné Ndiaye pour ne pas le nommer vêtu de ses plus beaux habits, habits que sans doute il a du acheter avec l'argent du peuple sénégalais car indemnisé par ce dernier pour les fonctions qu'il occupe.  Dans une somptueuse salle du Méridien président, entourés par les dirigeants politiques autour d'un copieux repas, on entendait cliqueter les couverts.

Ce dernier à osé dire, mais ceci n'est pas bien grave que le Sénégal est un pays en voix de développement sous le règne de Abdoulaye Wade, je comprendrais qu'il soit aveuglé par le luxe qui l'entourait. Il ne tien pas compte de ce vieux que l'on croise la nuit sous l'échangeur de Ouakam qui entasse les cartons vide pour ce faire un lit douillet. Qui n'arrive même pas à bien se servir de son pagne déchiré pour se couvrir convenablement contre le froid, qui comme beaucoup de gens, doit au petit matin doit lutter contre la faim.

Voici l'image, l'échangeur qui incarne le développement écrase le peuple. En même temps la précarité se fait de plus en plus grande, autant que le fossé qui se creuse entre les nouveau riches de l'alternance (de l'autre côté du pouvoir) et les pauvres, sans compter la disparition inquiétante de nos valeurs. À l'image du discours du premier ministre, je sens un Sénégal à deux niveaux.

Il a traité et ceci n'est pas non plus bien grave, d'incapable le régime socialiste qui selon lui symbolise la régression, j'inscris cela dans la stratégie politique qu'il met en place vers cette farce qu'il miroite: la réélection du président Wade.

Il a traité de hors la loi le président du groupe Walfadjri en lui demandant d'éponger sa dette, Lolou tamite yenou na maana (Ceci également est compréhensible). Au nom de quoi on appelle à la RÉVOLUTION alors qu'on a un différends personnel avec l'État ?

Mais dire que le peuple sénégalais rencontre malgré tout QUELQUES difficultés est une insulte.
C'est ne pas entendre le cris des jeunes sénégalais qui se sont immolés devant le palais de la république. C'est jeunes dont on a ramassé la peau sur le bitume brûlant de la chaussé, place de la république; Ces jeunes brûlés à 90% qui criaient mais qu'on entendait pas car la leur gorge étant obstrué par les flammes qu'ils avaient allumés sur eux. Faut-il pour autant accuser ces gestes et ne pas réfléchir sur les véritables motifs d'un tel acte ?

C'est une insulte de traiter ces derniers de malades mentaux, pourtant rien sinon un malaise profond dans leur peau et dans leur société ne peut expliquer leur geste malheureusement incompris par ceux qui usent et abusent des privilèges du peuple.

La révolte de certains citoyens, spoliés par les dirigeants teintés de gabegie, sans aucun scrupule, n'a d'égal que dédain, l'avidité et le machiavélisme de ces dirigeants envers leur propre peuple.

C'est une insulte de minimiser les difficultés que rencontre la ménagère sénégalaise qui a perdue les denrées qu'il avait mis dans son réfrigérateur.

C'est une insulte de minimiser les difficultés de ce chef d'entreprise qui paye quotidiennement un million de francs de carburant pour faire tourner son gros groupe électrogène qu'il a acheté trop cher.

C'est une insulte de minimiser les difficultés de mon petit frère qui apprend ces leçons comme le faisait mon grand père avec la lumière d'une bougie .

C'est une insulte de minimiser les problèmes de ces bacheliers qui n'ont pas étaient orientés jusqu'à présent 5 mois après l'ouverture officielle de l'année universitaire.

Je passerai volontairement sous silence la pathétique et non moins humiliante gestion de la politique de l'éducation au Sénégal malgré les 40% du budget qu'on se targue de dépenser là dessus.

C'est une insulte de dire que notre pays rencontre QUELQUES problèmes quand les professeurs prennent en otage depuis plus de 5 ans et ceci chaque année les étudiants et élèves dans leurs luttes syndicales pourtant réclamant à chaque fois les mêmes droits que le gouvernement de Abdoulaye Wade à promis de faire.

Donc qu'ils arrêtent, sincèrement.

C'est face à tous ces constats, que tout homme ou femme censés sont capables d'analyser, que j'ai pris la décision de partager avec vous qui lisez ces lignes mon amertume.

S'ils ne peuvent pas entendre les cris des femmes, des hommes et des jeunes de la nation sénégalaise qu'ils tirent leur révérence avant que le vent de révolte qui gronde à chaque fois que les jeunes sortent pour brûler des pneus, qui gronde dans le cœur des amoureux de leur patrie qui réclament respect et considération, qui gronde derrière l'acte désespérés des immolés, ne fasse arriver l'irréparable dans notre cher Sénégal.

Un jeune, un citoyen


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