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mercredi 5 décembre 2012

Un café avec... les pharaons


Je me suis promené ce soir.

Oui, je sais, je suis récidiviste.

Je suis sorti tôt du boulot et je me suis dit que je devais aller regarder les vagues s’échouer sur la pierre.
Voir ce spectacle perpétuel de la lutte de l’eau sur la roche où c’est le plus persévérant qui réussira l’emporter sur le supposé plus fort a le don de me calmer.

Bref j’imagine que tout ceci ne vous intéresse guère d’autant plus que les vagues, je les ai à peine aperçues. Au moment de descendre sur ma falaise préférée, j’ai rencontré trois amis, que dis je, deux amis et moi-même. Un de ces quatre je vous parlerai de mon autre moi vous en apprendrez beaucoup surement sur celui qui se promène tout le temps.
Donc j’ai participé bon grès mal grès à cette fin de réunion avant de me raccompagner car mon autre moi avait besoin de se reposer.

J’ai ensuite rejoint mes potes et après une petite promenade au bord de la belle corniche de Dakar nous avons décidé d’aller nous poser sur une terrasse de ces nombreux cafés qui fleurissent dans toute la ville. 
Celui ci je l’aimais bien avant j’y venais souvent regarder la grande boule d’or descendre derrière l’horizon du crépuscule. Le café y est bon mais l’air bourgeois qui s’y dégage me l’a fait un peu délaisser.

Pour ne pas rester dans le suspens, je vais vous dire tout de suite que notre promenade s’est terminée là-bas; autour de cornets de glace, d’une bière, d’un café et d’un paquet de cigarettes. Mais je ne vous quitterai pas sans vous raconter notre discussion autour de cette table.

Nous avons parlé de cigarettes, de révolution, de voyage, de Gorée, d’Egypte, d’Afrique, de civilisations et développement.

Oui que des sujets communs quand trois jeunes africains qui rêvent d’unité, de développement et de progrès  dans les savanes ancestrales.

Dans les discussions nous sommes retournés à la place de l’obélisque pour demander que les cinq jeunes de Colobane arrêtés pour le meurtre d’un policier soient enfin jugés près de 7 mois après.

Nous nous sommes promenés un peu à Ouaga pour chercher à aller rendre hommage à Noel Isidore sur sa tombe.

Revenu au pays de la Téranga nous avons parlé de l’île chargée d’histoire, de son aristocratie, des fonctionnaires de services et de Mame Coumba. Mame Coumba fait parti de mes plus belles rencontres à Gorée. Je crois qu’elle espère me voir descendre de la chaloupe à chaque fois que celle-ci accoste versant sur l’île un nouveau lot de touristes et de visiteurs. Moi aussi je l’avoue, je la cherche dans toutes les rues à chaque fois que je retourne là-bas. C’est là tout le charme que je retrouve au Good Rade (Comprenez Beer ou Gorée).

Mais on a aussi discuté sur les autres facettes de Gorée, la pauvreté, la débauche ou encore la bêtise humaine.

Cette bêtise nous a fait faire un voyage dans le temps pour nous a ramené à voir les  civilisations anciennes, de l’Egypte et de ces pyramides. Donc du génie africain. Confisquée et bâillonnée. 

L’Afrique qui après avoir rayonnée dans le monde entier s’est retrouvée deux mille ans plu tard déportée, dominée, opprimée. Pourtant les secrets de ce génie demeurent et nous devrions nous les réappropriés pour nous remettre dans le sens du développement et briser les chaines de la dépendance.

Sankara disait « nous devons accepter de vivre africain, c’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne ».

Malgré les obstacles évidents, les échecs cuisants et l’avenir incertain nous avons affirmé y croire tous dur comme fer que notre continent connaîtra son heure et retrouver la place quelle mérite dans l’histoire.

Il faisait nuit noire mes amis devaient rentrer quand moi je m’en suis allé voir un film ; promis je vous le raconterai.

Paouz
Dakar le 15 Octobre 2012

mercredi 5 janvier 2011

Le FESMAN mon Bilan !!!

Le temps passe son temps est passé. 21 Jours de festivité ; Le moment est venu de faire le Bilan.
J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vécu.

Cet événement qui à l'origine devait selon ses précurseurs « parachever la marche d'un siècle qui a célébrer avec faste les cultures noires » en 1966.
2010 une nouvelle vision de l'Afrique devait en sortir, « une Afrique libérée, fière, créative et optimiste », une Afrique ouverte accueillant comme invité d'honneur le Brésil, terre de métissage et de diversités culturelles.
Pour cela « diverse activités éducatives devaient être dédiées à la sensibilisation de la jeunesse » : Forums, Cafés littéraires, Projection de Film, Théâtre, Conférence, expositions Photo, Tables rondes etc.
Selon moi pour imprégner mon peuple de ses valeurs d'ouverture, d'optimisme et pour monter le génie NEGRE (mot qui me blesse ou plus profond de moi même), il nous fallait un festival pour nous et par nous même.

Au lieu de cela le FESMAN pour ne pas le citer à ressembler à des vacances pour VIP venu de tous horizons, désireux de découvrir ou de redécouvrir le continent.
Je vous épargne le coût exorbitant que cela à couter (déplacements, cachets, perdiem, village de vacances au bord de la mer,etc.)
En plus l'essentiel des événements précités et qui devaient éduquer se sont déroulés loin, très loin de des populations. Exemple Hôtel 5 étoiles, Quartiers chics, zone éloignée etc.
A la place on leur à offert de très grands concerts avec de très grands artistes qui ont demandés de très grosses sommes d'argent. Il ont tous dits aimés l'Afrique ainsi que le public africain mais nous savons tous que sans les cachets réclamés surmontés d'excellentes conditions d'hébergement nous ne les aurions pas vu sur scène ; Sinon nous aurions eu également Beyonce ou P. Diddy

Tout ceci pour dire que le festival en fin de compte a finalement permis à accomplir les rêves inutiles de ma jeunesse (Voir Rick Ross, ou Busta, tizer avec Fat Joe, crier avec Soprano ou encore Jumper avec Diam's). Il ne lui a pas permis de prendre conscience de son potentiel à moins que les meilleures choses que l'Homme noire puisse faire soient de vendre beaucoup de disques comme Akon.
Il ne lui a donc pas donner l'occasion de s'exprimer c'est malheureux.
70 milliards pour presque rien !!!

dimanche 18 juillet 2010

Crise énergétique : 530 Milliards dans le …noir




Le courant ne passe plus. L’électricité est montée d’un cran. Le Sénégal retient son souffle devant l’embrasement qui guette avec les mouvements d’humeur spontané et autres protestation violentes contre les coupures intempestives d’électricité qui font désormais partie du décor. Car voilà plus de 10 longues années, que le problème de l’énergie n’est pas résolu. Et dire que près de 530 milliards depuis 2000 ont été injectés pour insuffler du sang neuf au secteur énergétique plus que jamais agonisante. L’économie sénégalaise, aujourd’hui à genoux, est au plus mal. Les financements auront beau été trouvés, les centrales électriques auront beaux été retapés, les différents directeurs généraux auront beau tourné les talons, mais la Senelec demeure plus que jamais la plaie béante qui infecte l’économie nationale. Au cœur de ce malaise profond, un homme Samuel sarr qui en tant que Directeur Général d’abord de la fameuse boite à problèmes, puis en tant que ministre de tutelle, n’a rien pu faire pour au moins soulager cette crise énergétique qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Les centaines de milliards n’y ont rien fait. La valse des D g aura lieu et continuera d’avoir lieu, mais Samuel lui demeure au poste. Pourtant, s’il y’a un principal responsable dans cette affaire, c’est bien le Ministre de l’énergie qui avec le contexte actuel a fini de montrer ses limites. Pour cause, à chaque année c’est la même chanson que la patron de l’énergie sénégalaise chante à ses concitoyens « Sous peu le problème de l’électricité ne sera qu’un mauvais souvenir ». Mais cette année c’est le comble. La patience des sénégalais a atteint ses limites et le seuil de tolérance est dépassé. Non contents de fournir des explications au peuple sénégalais, la Senelec a franchi le rubicond avec l’affaire des faux combustibles qui a éclaté récemment. Un scandale qui n’en a pas moins levé le coin de voile sur l’opacité dans la gestion du secteur de l’énergie. Entre le ministère de l’énergie et la Senelec on ne cesse de se renvoyer la balle, histoire pour chacun de fuir ses responsabilités devant la volonté du peuple à exiger la lumière. La suite on ne devrait pas tarder à la connaitre, le patron de la Senelec étant déjà sur siège éjectable, alors que Samuel Sarr lui n’est toujours pas inquiété.
Amadou Lamine MBAYE
source: rewmi.com